De la vérité aux déviations (1/5)
Le présent chapitre sera structuré en cinq parties : le développement de l’Église, l’Église ignorée, l’enceinte de l’ILLUMINATE, l’Organisation des Nations Unies (ONU) et Dieu ou les OVNIS et soucoupes volantes.
PARTIE 1 Ŕ Le développement de l’Église
Souvent lorsqu’on fait référence à l’Église, on cite la religion catholique romaine comme la source du Christianisme. Tout cela est une erreur, il y a une Église ignorée venant directement des apôtres et plus ancienne que l’Église de Rome. Si celle-ci n’avait pas été sans cesse persécutée par le dogme catholique, elle aurait suscité pour le monde entier des fruits succulents à l’image de Christ. D’ailleurs les États-Unis d’Amérique, l’Angleterre, l’Australie, une partie du Canada et de la Suisse doivent leur histoire à ces croyants.
1) Allez par toutes les nations et faites des disciples
Tout d’abord, il est nécessaire d’éclaircir certains points doctrinaux hautement importants pour poursuivre ce livre. Après la mort et la résurrection de Christ, les apôtres furent ébranlés et se terrèrent dans le secret. Il y avait douze apôtres, soit : Pierre, Jean, Jacques, Matthieu, Thomas, André, Philippe, Barthélemy, Boanergès, Thaddée, Simon le Cananite et Judas, celui qui le livra (Marc 3 : 16-19). Judas n’accepta pas Jésus Christ dans son cœur et se suicida, les Écritures semblent nous dire qu’il entrera en jugement : « malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est livré! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né. ». Cette citation vient de Jésus lui-même en Matthieu 26 : 24. De toute évidence, si un homme qui a vécu avec Christ, qui a vu ses œuvres, goûté aux fruits de l’Esprit-Saint en guérissant des malades et opérant toutes sortes de miracles par le nom de Jésus et que celui-ci (Judas l’Iscariot) n’a pas cru en Dieu. À combien plus forte raison un homme ordinaire peut-il tromper une Église et se hausser à une première place, puis lui donner une vocation loin de Dieu. Judas n’étant plus, alors les apôtres, demandèrent, à Dieu de le remplacer et Matthias fut choisi (Acte 1 : 23-26).
Tous ensemble, ils reçurent le baptême du Saint Esprit à la Pentecôte (Acte 2 : 1, Acte 2 : 14). Ensuite Jésus-Christ choisit sur le chemin de Damas, Saul qui devint Paul comme apôtre (1 Corinthiens 1 : 1). Donc, ils étaient treize (13) apôtres. De tous les titres qu’un homme puisse recevoir dans l’Église Universelle de Dieu, celui d’apôtre de Jésus-Christ est le plus grand et prestigieux. Les treize (13) apôtres et les disciples s’appliquèrent à suivre les paroles de Jésus (Matthieu 28 : 19, Marc 16 : 15, Jean 15 : 16) : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Tel fut leur ministère. Conforme à leur ministère, ils firent des disciples, imposèrent les mains, fondèrent des assemblées, et à leur tour les disciples établirent d’autres assemblées. La bonne nouvelle de Dieu fait homme et mort comme sacrifice expiatoire pour nos péchés fut annoncée aux Mèdes, Élamites, Parthes; en Mésopotamie, en Judée, au Cappadoce, le Pont, en Asie, en Phrygie, en Pamphylie, en Égypte, en Libye, à Cyrène, en Italie, à Crète, en Arabie et autres régions dans le vaste monde. Quelques assemblées mentionnées dans le nouveau testament comme Thessaloniciens, Éphésiens, Romains, Galates, Corinthiens, Philippiens, Antioche, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée sont des Églises que les apôtres et leurs disciples ont fondées. La Bible ne mentionne pas en détail l’œuvre de tous les apôtres et des disciples. Sans aucun doute plusieurs Églises ou assemblées ne sont pas mentionnées dans les Écrits. Pierre et Jean agirent à Jérusalem comme centralisateurs des différentes Églises. Naturellement, lorsqu’une lettre était envoyée et devenait un principe, on la transcrivait pour chacune des Églises existantes à l’époque. Les apôtres étaient très conscients que les Écrits devaient être transmis à toutes les assemblées. C’est pour cela qu’à la mort des apôtres les usages et coutumes instaurés dans les Églises étaient tous formulés. Conscient des problèmes que pouvaient rencontrer les nouvelles Églises, Paul fit des exhortations (Colossiens 1 : 23). L’une des plus importantes est celle-ci :
Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, Et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé; autrement vous aurez cru en vain. (1 Corinthiens 15 : 1-2)
L’Évangile que les apôtres ont annoncé se résume comme ceci :
1) Jésus-Christ est le Fils de Dieu et il est Dieu comme le Père et l’Esprit-Saint. 2) Jésus-Christ n’a commis aucun péché de toute éternité, ses œuvres en témoignent. 3) Son sacrifice à la croix lave de tous péchés chaque homme qui consent à le recevoir. 4) Jésus-Christ est le seul médiateur entre Dieu et les hommes à cause de son sacrifice expiatoire et de sa position Divine. 5) Comme Dieu la mort n’a pas pu le reternir et Il est ressussité et monté aux cieux. 6) L’Esprit-Saint a fait enfanter Marie. 7) Lorsque tu acceptes cela, tu es scellé de l’Esprit-Saint, justifié et sanctifié. Né de nouveau, tu es vu Saint et la vie éternelle débute. Il est impossible à un homme d’être sauvé et de faire les œuvres du mal. Les Saintes Écritures, l’Ancien et le Nouveau Testament attestent toutes ces choses. Se faire mettre en échec sur un de ces six premiers points équivaut à la perte du salut éternel. Même l’apôtre Pierre lui-même a failli tomber dans une hérésie : les Juifs convertis voulaient que les gentils soient circoncis. L’apôtre Paul a dû intervenir. Aussi, pour garder l’Églises de Christ des Hérésies, Paul scella tout sous l’Évangile et dit que même si un ange de lumière venait nous dire le contraire de ne pas le croire (Galates 1 : 8, 2 Corinthiens 11 : 14). Les hérésies ne peuvent être combattues que par la connaissance de la Parole. Or conscients de cela, Paul et tous les apôtres agrandissaient l’œuvre en centralisant les activités à Jérusalem. Tous documents devenant règles d’éthiques, doctrinales et prophétiques en plus des Évangiles passaient par ce canal de communication. Les lettres étaient copiées pour chacune des Églises existantes, de sorte que tous soient informés et puissent opérer indépendamment. Le dernier livre à être transmis aux différentes Églises fut l’Apocalypse de Jean. Le Seigneur permit qu’il vive plus longtemps que les autres apôtres afin de s’assurer que les Églises aient en leur possession tous les textes sacrés. Ces textes constituaient les règles doctrinales, éthiques et prophétiques. Tout était complet, rien n’était à rajouter. Pour faire face aux hérisies tout était dans l’écriture. Aussi, vers le début du deuxième siècle, date vers laquelle mourut Jean, le Nouveau Testament était dans toutes les Églises, transcrit à la main par des frères. Le contenu des livres était identique au Nouveau Testament que nous nous procurons de nos jours. L’Église de Rome fut l’une des Églises les plus persécutées. Pour ces raisons, bien avant que Jérôme ne traduise la Bible de façon très discutable en 378, de nombreuses transcriptions et traductions du Nouveau Testament et de l’Ancien Testament avaient été faites dans diverses langues par d’autres Églises. À ce sujet, on peut retrouver dès le début du 3 e siècle des preuves irréfutables de transcriptions et de traductions du Nouveau Testament. Des prêtres gaulois au début du 4 e siècle citaient les Saintes Écritures en gaulois et affirmaient qu’il y avait eu de nombreuses autres traductions auparavant, tout aussi bonnes les unes les autres.
2) Les fonctions de l’Église
Tout d’abord qu’est-ce que l’Église Universelle de Christ? L’Église Universelle de Christ est composée de sept Églises qui était en Asie du temps des apôtres : Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. À chaque Église, il y a un avertissement et une recommandation. Chacune était autonome. On peut y lire dans Apocalypse du chapitre 2 jusqu’à la fin du chapitre 3 les recommandations et les avertissements du Seigneur Jésus. Ce sont des Églises qui vont évangéliser dans le temps de la Grâce pour Christ. La septième Église Laodicée que plusieurs érudits et hommes bibliques croient être l’Église catholique romaine sera vomie de la bouche de Christ. C’est la plus riche des Églises.
Dans chacune de ces Églises, il y aura des âmes sincères qui vont accepter Jésus-Christ dans leur vie comme les Évangiles l’expliquent. Ces petites pierres vivantes vont faire partie du corps de Christ. Christ est le chef suprême de l’Église qui est son corps (Éphésiens 1 : 3-23). L’Église étant formée de toutes les âmes vivantes se donnant à Christ pour être sauvées, elles sont scellées d’un même Esprit-Saint et participent au corps de Christ formant l’Église Universelle de Christ (1 Corinthiens 12 : 1-31). Dès qu’une petite pierre vivante fait partie du corps de Christ, elle est avec Christ pour toujours.
Sortir de son contexte un verset biblique peut entraîner des erreurs très graves. Entre autre, on a souvent entendu à droite ou à gauche ce verset : « Pierre, tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ». Vu de cet angle, cela affirme la supériorité de Pierre sur les autres apôtres et en fait le premier pape. Cependant en lisant dans son contexte cette phrase, elle a une toute autre signification.
Jésus étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi le Fils de l’homme? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean- Baptiste; les autres Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. (Matthieu 16 : 13-20)
En regardant dans son ensemble cette phrase, on s’aperçoit que Pierre fut le premier homme à reconnaître publiquement que Jésus était le Christ le Fils du Dieu vivant. En reconnaissant cela, il venait d’être le premier membre spirituel (la première pierre) à naître de nouveau ou à être sauvé. Pierre fut le premier membre de l’Église spirituelle de Christ, à lui viendraient s’ajouter toutes les autres pierres qui formeraient l’édifice de l’Église Universelle à travers les âges ou les temps. Les membres la composant étant Saints, tous pouvoirs leur sont donnés. Avec Foi, ils peuvent lier ou délier sur la terre, démon, maladie et autres. Aussi, des loups tenteront de s’introduire dans l’Église humaine, il est permis de leur dire de partir, en ce sens l’excommunion est permise dans l’Église.
Il est permis d’excommunier même des frères et sœurs faisant partis de l’Église Universelle de Christ, mais cela n’entrâine en aucun temps la perte du Salut éternel. Ces versets en témoignent.
Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain. Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. (Matthieu 18 : 15-18)
Il va de soi que l’excommunion n’entraîne pas la perte du Salut reçu lors de l’acceptation de Christ. Il est primordial que je fasse une mise au point ici. L’acceptation du sacrifice de Jésus- Christ doit être accompagnée d’une repentance des péchés dans sa propre vie. Aucun chrétien ne pourrait accepter Jésus-Christ dans sa vie sans avoir en horreur le péché. Donc, il est évident que si une personne vient au Seigneur et qu’elle exerce le métier de tueur à gage, elle ne pourra en toute logique continuer ce métier, de même qu’une prostituée ou une danseuse nue. Dans ces cas les fruits, de l’Esprit-Saint sont instantanés. Nul homme ne peut servir Dieu et Satan, il haïra l’un ou l’autre. La conversion ou l’acceptation sincère c’est ce qui assure le Salut éternel en Jésus-Christ, cela procure la Justification et la Sanctification. Toute ruse d’un homme face à cette acceptation entraîne le rejet de Dieu. Vous savez Satan et ses anges déchus croyaient que Jésus était le Fils du Dieu vivant, mais cela ne leur a pas donné de Salut, puisqu’ils ont rejeté la Lumière. Dans le cas d’une excommunion faite par l’Église, il peut s’agir d’envoyer un loup introduit dans une bergerie ou d’enlever un croyant qui par le péché dans sa vie déshonore son assemblée, à l’exemple d’un frère adultère. Ayant fait les démarches expliquées précédemment, celui-ci persévère dans son péché et défie son Église. Il est clair que d’accepter une telle conduite dans l’assemblée entraînera des complications internes et externes. D’ailleurs Dieu dit : « considérez-le comme un païen ». Visiblement parce qu’il a reçu la grâce, il n’est pas perdu. Il demeurera hors de son assemblée jusqu’à ce qu’il abandonne son péché dusse être toute sa vie. Personnellement en vingt (28) ans que je suis avec le Seigneur, je n’ai jamais assisté à un tel geste de la part des anciens de mon Église. Cependant, il y a vingt trois (23) ans, une invitation à partir aurait dû être prise vis-à-vis un groupement qui a empêché notre assemblée de prospérer. Dans un tel cas, il ne s’agit pas d’excommunion, mais d’incitation à partir. Du temps des apôtres, Paul eut à recourrir à cette règle pour chasser à quelques reprises des individus qui ont déshonoré l’Église.
Voici un autre verset qui constitue une hérésie que l’Église catholique romaine se plaît à mettre sur la table. Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. (Jean 20 : 21 et 23)
En remettant ce verset dans son contexte, Jésus est ressussité des morts et Il envoie ses disciples par-delà les nations. Les disciples en annonçant la bonne nouvelle sont une odeur de mort qui produit la mort pour les uns, et une odeur de vie qui produit la vie éternelle pour les autres, comme le dit si bien 2 Corinthiens 2 : 10-16. Incontestablement, si un disciple annonce le Salut par Jésus-Christ à un païen et que celui-ci l’envoie paître, ce disciple devient une odeur de mort pour ce païen, car celui-ci refuse que Jésus-Christ porte ses péchés à la croix. Donc, les péchés de ce païen sont retenus. L’inverse est aussi vrai, si le païen accepte que Jésus-Christ porte ses péchés à la croix pour lui, ce disciple est devenu une odeur de vie et par conséquent ses péchés sont pardonnés. Jamais dans la Bible, on a vu un apôtre ou un disciple entendre les péchés d’un frère ou d’une sœur et les pardonner en confession. Tout au plus peut-on ce pardonner mutuellement, et même sans cette volonté, en passant par Jésus-Christ tous les péchés sont pardonnés.
Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. C’est là le témoignage rendu en son propre temps, (1 Timothée 2 : 5-6)
Du temps des apôtres, l’Église était composée des anciens, des évêques, des diacres, des disciples, des frères et de sœurs. D’ailleurs il serait intéressant de donner les exigences du temps pour devenir évêques.
Cette parole est certaine : Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu? (1 Timothée 3 : 1-5)
L’Église de Rome comme celles de toutes les autres mentionnées et non mentionnées dans la Parole fut fondée par les apôtres ou les disciples. L’Église de Rome le fut par Paul, et celui-ci partit pour d’autres cantons pense t-on. Bibliquement, il n’y a aucune preuve que Pierre alla à Rome. Cependant, si l’on se fie aux archives de l’assemblée romaine, Pierre aurait pris la tête de l’Église de Rome. Or, la foi chrétienne était une odeur de mort à Néron, ainsi les premières vagues de persécution arrivèrent. La légende veut que Pierre, mourut martyr, crucifié la tête en bas pour rendre gloire au Christ. Pape? Certainement pas, le principal intéressé en ignorait le mot et son sens. Quand le mot survint dans le vocabulaire de l’époque, Pierre était décédé depuis 400 ans environ. Paul, Pierre et les apôtres n’auraient pas accepté qu’un homme puisse s’accaparer un tel pouvoir terrestre. Chacun d’eux se rendant utile dans le corps spirituel de l’Église selon leurs dons et compétences, ils ont fondé chaque assemblée de façon à ce qu’elle soit indépendante les unes des autres. D’autant plus que le mot « pape » ou sa ressemblance n’a jamais existé dans l’Église primitive et dans les Écrits Saints. Quant à savoir si Pierre a les clefs du Royaume des Cieux (Matthieu 16 : 19). La réponse à cette question se trouve dans la Bible. L’Église Universelle de Christ existera jusqu’à l’enlèvement de l’Église à la fin de l’époque de la grâce. Or, Pierre était la première créature de Dieu à accéder à ce nouveau mode de rédemption. Jésus venait de confirmer le nouveau passage entre Dieu et les hommes en disant « Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux ». L’Église Universelle est l’ensemble de tous les croyants de la terre dans des temps différents composant l’époque de la grâce. Le sacrifice à la croix de Jésus-Christ donne à cette Église sa puissance. Naturellement, tout se passe par Christ; et rien sans Lui. Dans ce sens, cette Église est l’épouse de Christ durant la grâce. Il est clair que dans le sacrement du mariage, l’époux et l’épouse deviennent, un seul corps. C’est pour cela que Paul s’exclame :
Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.
C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église, parce que nous sommes membres de son corps. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. (Éphésiens 5 : 22-31)
Ainsi chaque nouveau membre de cette Église Universelle est justifié et sanctifié devant Dieu par le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ à la croix. Aussitôt ce membre est saint, parce que Christ porte ses péchés passés, présents et futurs à sa place. Ceci est le Don Gratuit de la Vie Éternelle. Dès ce jour le membre est assuré de son Salut et d’aller au ciel. Ce passage se fait par la Foi en Jésus-Christ. On ne peut aller au ciel que de cette façon durant l’époque de la grâce. Seul Jésus peut sauver les hommes, les autres maîtres spirituels ne sont que des imposteurs implantés par le diable pour perdre la multitude des âmes des hommes. Et cela fait parti du plan diabolique de la grande imposture qui bientôt arrivera.
Il est certain que si Pierre a les clés du Royaume des Cieux, c’est parce que Christ a remis cette autorité à l’Église Universelle. Le Salut Éternel n’est accessible que par l’acceptation du sacrifice de Jésus à la croix. Or ce don de Jésus à l’Église Universelle est fait parce que chacun des membres qui la compose est saint et assuré de son vivant d’avoir une place dans le Royaume des Cieux. Cependant toute autorité appartient à Christ et Apocalypse 1 : 17-18, le confirme très bien. Je suis le premier et le dernier… Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts.
L’Église Universelle de Christ est l’ensemble des croyants sincères regénérés à travers les siècles composant l’étape de la grâce. L’Église de Rome est une des nombreuses Églises la composant. Tous les fidèles affiliés à une Église quelconque ne sont pas sauvés. Si une Église voile le Salut éternel en s’éloignant de la sainte doctrine et des usages et coutumes établis par les apôtres avant leur mort, ses fidèles inconditionnels seront privés du Salut Éternel. D’ailleurs l’apôtre Paul le dit :
Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé; autrement vous aurez cru en vain. (1 Corinthiens 15 : 1-2)
Et Jésus, nous rappelle dans Mattieu 7 : 14.
Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.
3) L’Église catholique romaine
Pour parler de l’Église catholique romaine, on doit pointer du doigt la ville de Rome et ses papes qui la composèrent. Rapidement, cette Église devint politique et temporelle, elle courtisa les rois de la terre et s’enrichit, jusqu’à ce qu’elle puisse exercer un chantage éhonté sur eux. Sa puissance croissante, elle lança l’Inquisition au Moyen Age. Sa puissance sur les royaumes d’Europe retardera de quelques siècles la science.
a) L’Inquisition Je dois dire que les informations que j’ai recueillies afin de pouvoir écrire ce livre m’ont profondément ébranlé. Comme je dois rester impartial vis-à-vis de l’histoire, je vais parler de ces événements stoïquement. L’Inquisition était l’art de mener une enquête pour savoir qui était hérétique ou s’adonnait à des sciences démoniaques. Naturellement, étaient considérés comme hérétiques, les vrais croyants. Je m’explique, l’Église catholique romaine avait délaissé dans son souci de maintenir un clergé en opposition aux saintes Écritures, la Bible elle-même, force de toute connaissance. Donc, en s’éloignant de la puissance de l’Évangile de Christ et soucieuse de maintenir un clergé célibataire et de s’enrichir, elle a commis de nombreuses hérésies qu'elle traîne encore de nos jours. Celles-ci ont été démontrées au chapitre 3 de ce livre, au lecteur de s’y référer. De fausses doctrines comme le pape est le représentant de Dieu sur terre; le pape est infaillible; le pape est au-dessus de tout homme; le pape détient tous les pouvoirs de l’apôtre Pierre et la clé du Royaume des Cieux; le prêtre doit confesser les péchés des hommes par son sacerdoce, car il représente Dieu sur terre; prier Marie, Joseph ou autres Saints canonisés romains pour intercéder en notre faveur auprès de Jésus; payer pour des indulgences, et bien d’autres; furent introduites au cours des siècles par la papauté et son manque évident de connaissance des Saintes Écritures. Incontestablement, cette Église devint centralisatrice et courtisa les rois de la terre, elle devint puissante et avide de pouvoir. Elle répandit le sang des saints en exterminant au nom de Jésus, les chrétiens attachés à la sainte doctrine comme nous le verrons au cours de ce chapitre. L’erreur d’une centralisation des Églises que voulait éviter les apôtres en rendant chacune des Églises autonomes et en refermant tout sous les écrits afin de réfuter les hérésies se produisit. Des synodes, des conclaves, des conciles sous l’égide d’une Église politique et temporelle vinrent ajouter et modifier l’Évangile de Jésus, allant jusqu’à faire d’un Évangile d’amour où tout est arrêté et renfermé sous l’écriture, une religion païenne par leur évolution dans l’hérésie. Ceci donna lieu à la création de l’Inquisition. De nos jours, l’Église catholique romaine voile à plusieurs centaines de millions d’âmes le Salut par la Grâce, les malheureux pensant se sauver par leurs bonnes œuvres. Il n’y a point de juste, Pas même un seul; … Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul; … Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres… (Romains 3 : 10 et 12 et 20) et Justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. Et ils sont gratuitement justifiés par la grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient, victime propriatoire, … (Romain 3 : 22-25) et
Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. (Romains 6 : 23) et Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, (1 Timothée 2 : 5)
Par ces quelques versets bibliques, nous venons de détruire toute la doctrine de l’infaillibilité du pape, son intercession comme médiateur de Dieu, sa supériorité sur les hommes, le pouvoir confessionnel des prêtres, évêques, papes. Le lecteur se doute que j’aurais pu citer encore bien des passages de la Parole. L’Église catholique elle-même dans l’hérésie et ayant sous son emprise les royaumes européens, s’acharna sur les fidèles attachés aux Saints Écrits. Souvent ce furent des Églises fondées par des disciples ou des apôtres restées pures et accrochées à la Parole de Dieu. Il va de soi qu’il y avait aussi parmi ces hérétiques des déviations majeures de la sainte doctrine, mais aussi des juifs, des musulmans et même ceux qui vouaient un culte ouvert à Satan. Cependant force est d’avouer avec du recul que la majorité des victimes de l’Inquisition étaient bel et bien des croyants sincères en Jésus-Christ et non attachées à l’Église catholique romaine qui se voulait la seule Église apostolique au monde. Entre autre, ils s’agissaient des ancêtres des Églises baptiste, évangélique, pencôtiste et méthodiste. Abstraction faite des hérésies, l’Église a le devoir d’empêcher les loups de pénétrer dans la bergerie comme nous avons vu précédemment. Mais l’Église n’a pas autorité de porter un jugement sur les autres religions ou de combattre le Satanisme sur la terre. Son rôle est évangélique, défensif et de s’assurer que les droits des chrétiens sont respectés par nos gouvernements. Les chrétiens ont l’obligation d’être le sel de la terre (Mat 5 : 13). Aussi, chaque homme a une vie libre et entière à vivre, il vient face à face avec l’Évangile; puis prend sa décision. De cette décision dépendra sa vie éternelle. Le Seigneur à dit : À moi la rétribution (Deut 32 : 35, Rom 12 : 19, Heb 10 : 30). Ce n’est pas au chrétien de juger de l’orientation de l’âme de son voisin, mais à Jésus seul au jour du jugement. Aussi, l’Église catholique romaine est devenue un ramassis d’hommes non regénérés qui se sont servis de cette institution et du nom de Jésus-Christ pour faire souffrir leurs semblables. Ces mêmes hommes non regénérés se servent de nos jours du communisme, du capitalisme, du patriotisme ou de la franc-maçonnerie pour donner une raison à leurs instincts meurtriers en soulevant les masses.
Mais comment fonctionnait l’Inquisition? Une fois dans son rouage 136, il était pratiquement impossible d’y échapper. On pouvait tomber dans son engrenage soit, par délation, faux témoignage, cupidité de l’église, mœurs étranges et autres. Aussitôt, que quelqu’un était soupçonné et considéré comme pouvant être hérétique, l’Église catholique romaine amassait tous les biens et la personne perdait tous ses droits. Naturellement, les biens amassés, l’Église catholique romaine ne voulait pas avoir à redevoir des montants pour des erreurs commises. Donc, le procès de l’hérétique traînait des années, jusqu’à ce que celui-ci ait reconnu sa faute et l’ait dénoncé publiquement. Entre temps, il était emprisonné et torturé. L’attente du procès pouvait durer indéfiniment, ainsi des personnes ont été torturées psychologiquement et physiquement pendant vingt ans 137, plusieurs mouraient avant même d’avoir subi un procès. Parmi les tortures 138 employées, il y avait le chevalet, la roue, la table extensible, les brasiers, le garrucha, et autres. Il y avait deux catégories de cachot « murus largus » et « murus durus »; cette dernière catégorie avec ou sans procès équivalait pratiquement à la mort. Cette torture psychologiques consistait à enchaîner serré une personne au mur 139 dans une cellule si petite qu’elle pouvait juste contenir un corps humain debout et enchaîné dans l’isolement et la noirceur avec une nourriture infecte et de l’eau putride. Cela pouvait durer des jours, des semaines, des années. Il y a même des hommes qui furent oubliés dans ces cachots. Certains auteurs parlent d’un rite satanique qui était suivi par les inquisiteurs eux-mêmes. Tous devineront qu’il faut une âme noire pour accepter de travailler dans cette injustice et cette cruauté. Souvent la pauvre créature avouait des fautes dont elle n’était pas coupable afin de sortir de ces cachots de la mort. On remettait la personne en procès avec témoignage, l’Église catholique romaine était certaine de ne pas avoir à remettre les biens et le séculier exercait la
136 L’Inquisition par A.H. Verrill, Payot, 106, boulevard Saint-Germain 75006 Paris, P 66. « Mort ou vivant, il n’y avait pas d’issue pour l’hérétique ou le suspect d’hérésie; même dans le cas où l’hérésie n’était pas prouvée, le verdict ne portait jamais les mots « pas coupable » mais « non prouvé coupable ». On ne libérait jamais les accusés en les décrétant innocents. Leurs cas étaient simplement renvoyés; ces malheureux étaient sans cesse sous la surveillance de l’Inquisition et de ses agents; l’inquisiteur pouvait les convoquer quand il voulait et continuer le procès comme s’il n’avait jamais cessé. Une fois qu’une personne était soupçonnée par l’Inquisition, elle était enveloppée dans un filet dont elle était certaine de ne pouvoir jamais échapper, plus elle se débattait plus les mailles se resserraient autour d’elle ». 137 L’Inquisition par A.H. Verrill, Payot, 106, boulevard Saint-Germain 75006 Paris, P 249-115-117. 138 L’Inquisition par A.H. Verrill, Payot, 106, boulevard Saint-Germain 75006 Paris, P 249-251. 139 L’Inquisition par A.H. Verrill, Payot, 106, boulevard Saint-Germain 75006 Paris, P 101.
sentence. Ces hommes avaient une puissance illimitée avec pouvoir sur la vie et la liberté de leur prochain. Les peines variaient selon les pays, le plus souvent, il s’agissait du bûcher; être enterré vivant ou torturé jusqu’à ce que toutes les jointures soient disloquées; boire trente pintes d’eau; être attaché à une croix de bois, le bourreau lui brisait toutes les articulation avec une barre de fer et on le laissait mourir; retour en prison avec torture, de se nourrir au pain et à l’eau, de porter une croix sur soi.
Naturellement le clergé n’était pas autorisé à torturer ou exécuter une sentence par le pape; il chargeait le séculier d’exécuter après avoir dénoncé et fait main basse sur les biens du suppposé hérétique. Plus d’un homme s’est débarrassé de sa femme ainsi et vice versa. Cela a donné beaucoup d’ouverture à la jalousie, la cupidité, la médisance et la calomnie. L’Inquisition fut corrompue et transformée en une machine à extraire de l’argent de ses victimes 140. L’Église catholique romaine dans une telle injustice, empochait les biens des victimes de l’Inquisition qui servaient à alimenter le népotisme 141, le despotisme 142 des papes et de sa curie. Dans les termes d’aujourd’hui, l’Église catholique romaine a été voleuse, pilleuse, meurtrière, tyrannique et mensongère. Au XXI siècle, on essaie de minimiser les réels impacts de l’Inquisition en disant que peu de gens du moyen âge en ont souffert. D’ailleurs les archives ayant été détruites pour la plupart, s’aviser de donner un chiffre sur le nombre de morts potentiels, pourrait devenir matière juridique. Cependant, contrairement à ce qu’on prétend l’Inquisition fut mortelle pour bon nombre de personnes que ce soit physiquement ou psychologiquement. L’Inquisition fut répandue dans tous les pays d’Europe dans une proportion plus ou moins forte, dépendamment des rois. Il va de soi, qu’au Moyen Age les royaumes étant petits, les roitelets qui voulaient survivre durent fonctionner main dans la main avec la Sainte Église catholique romaine. Sinon les intrigues de coulisse effaçaient leur noble représentant de manière rapide et radicale. Mais, au fur et à mesure que les royaumes devinrent gros et puissants, la boucherie cessa. L’Angleterre l’abandonna rapidement. Seule l’Espagne, ses colonies et le Portugal poursuivirent l’Inquisition jusque dans les années 1820,
140 L’Inquisition par A.H. Verrill, Payot, 106, boulevard Saint-Germain 75006 Paris, P 56. 141 Le petit Larousse illustré 1990. Népotisme : attitudes de certains papes qui accordaient des faveurs particulières à leurs parents. Abus qu’un homme en place fait de son crédit en faveur de sa famille. 142 Le petit Larousse illustré 1990. Despotisme : forme de gouvernement dans lequel une seule personne détient tous les pouvoirs malheureusement, à leur grand détriment économique. « Dès le début, l’Inquisition n’avait aucun obstacle juridique et ecclésiastique, on ne pouvait empêcher sa marche. Il n’y avait aucun relâchement de vigilance de ses membres, sa puissance ne cessait d’augmenter et son organisation de s’étendre. Il y eut bientôt des inquisiteurs dans des pays aussi lointains que l’Angleterre, l’Éthiopie, la Bulgarie, l’Europe centrale, il y avait tant de tribunaux qu’un hérétique ne pouvait trouver ni paix ni refuge dans les pays de domination chrétienne. Tout étranger suspect était surveillé et arrêté. Grâce aux nombreux renseignements que possédait l’Inquisition, son lieu de naissance et ses antécédents étaient vérifiés. Il pouvait changer de domicile, prendre un faux nom, les agents de l’Inquisition étaient certains de retrouver sa trace. Si l’Inquisition le jugeait bon, parfois dans une ville ou un village suspect d’abriter des hérétiques inconnus, chaque membre de la communauté était obligé de comparaître devant le tribunal, forcé d’abjurer l’hérésie et soumis à un interrogatoire pressant dont l’habileté dépassait de beaucoup celle déployée par nos juges d’instruction modernes 143 ». Donc, l’Inquisition était très bien organisée. Un autre auteur nous dit : « l’Inquisition espagnole a durée plus de trois siècles, de 1478 à 1820. Elle provoque l’exode des juifs et des musulmans. L’Espagne perd environ cinq cent mille personnes et subit un appauvrissement économique 144 ». Pour qu’autant de gens fuient l’Inquisition, il fallait une réelle crainte et non quelques cas isolés comme l’Église catholique romaine et certains auteurs veulent le laisser croire. En voici, la chronologie 145 : 1215 Ŕ Innocent III, le IV concile œcuménique du Latran. Une guerre venait de virer à un massacre épouvantable avec les Albigeois des frères chrétiens et l’armée du pape. De là est née la création de l’Inquisition dans les diocèses. 1243 (?) Ŕ Innocent IV permet l’adoption de la torture dans les procès contre les hérétiques et refuse aux condamnés toute possibilité d’interjeter appel. 1376 Ŕ Grégoire XI à Avignon, Eymerich, Directorium Inquisitatorum. C’est le « Summa Inquisitorialis ». Diffusion manuscrite très considérable dans toute l’Europe, grâce aux inquisiteurs. 1484 Ŕ Sixte IV. Torquemada, Instrucciones. Torquemada copie le Directorium 143 L’Inquisition par A.H. Verrill, Payot, 106, boulevard Saint-Germain 75006 Paris, P 68-69.
144 L’Inquisition par Henri Maisonneuve, l’Horizon du croyant, Édition Desclée/Novalis, copyright 1989, P 156- 157. 145 Chronologie des papes par Jean Mathieu-Rosay, Collection Marabout Université, copyright 1988, Belgique, P 36.
1488 Ŕ Innocent VIII avec « Summis desiderantes affectibus ». Sprenger, Institor, « Malleus maleficarum » 1494 Ŕ Alexandre VI. Repertorium. Le Dictionnaire, Copie le Directorium, ignore le Malleus. 1503 Ŕ Jules II. Édition du Directorium. L’Inquisition en Espagne en assure la diffusion. 1542 Ŕ Paul III. Il fait un réforme de l’Inquisition appelée d’abord « Congrégation de l’Inquisition romaine et Universelle », elle deviendra la « Sacrée Congrégation du Saint Office » pour finir avec la « Congrégation de la Foi ». 1575 Grégoire XIII. Réédition glosée du Repertorium. Relèvement des emprunts de l’Anonyme à Eymerich. 1578 Ŕ Grégoire XIII. Réédition glosée du Directorium. Par ordre du Saint-Siège apostolique. La glose se réfère souvent à l’édition valencienne, non glosée, du Repertorium. 1834 Ŕ Grégoire XVI. Le 15 juillet 1834, l’Inquisition est supprimée. Le Siècle des Lumières avait fait son œuvre, dès la fin de XVIIe siècle l’Inquisition n’était plus en vigeur dans les principaux pays d’Europe. L’Importance de la papauté allant à son déclin, de nouvelles démocraties en Europe et en Amérique commençaient à tasser l’Église catholique romaine. Quoiqu’il en soit, tout pape entre 1215 à 1834 sera considéré comme un inquisiteur en puissance dans ce livre. En tout temps, un pape aurait pu mettre fin à ce massacre religieux, aucun ne l’a fait. Ils ont préféré voler les biens d’autrui au nom de la religion sans contrôler par les Saintes Écritures qu’eux-même étaient en hérésie. Heureusement en Amérique du Nord, nous avons eu un bon clergé qui nous a donné de bonnes institutions. Naturellement, l’empire britannique a dissocié immédiatement l’état du clergé. 4) La chronologie catholique 146
Du début de l’assemblée de Rome fondée par Paul jusqu’à nos jours, cette Église fut l’unique témoin des âges d’une institution puissante située à Rome. L’honnêteté oblige à dire que cette Église s’est éloignée considérablement de la sainte doctrine au fur et à mesure de son évolution. Au point même d’en voiler le Salut Éternel à leur fidèles. D’une humble petite
146 Chronologie des papes par Jean Mathieu-Rosay, Collection Marabout, copyright 1988, Pages 1-496. Texte intégral parmi ces pages.
assemblée, elle est devenue une Église politique axée sur les faveurs des rois de la terre, puissante et corrompue au cours des siècles. Je pourrais écrire des livres sur cette chronologie, mais tel n’est pas mon but. Cette œuvre étant évangélique, je résumerai par phase la papauté, et en donnerai un bref aperçue politique. Bien que la chronologie des papes débute au début de l’assemblée de Rome, le terme « pape » n’apparaîtra qu’au 5 e siècle. Avant cette phase, les chefs de l’Église de Rome n’ont été que des évêques conformes au Nouveau Testament. Pour abréger le texte, à côté du nom du pape ou de l’évêque, si vous voyez (M), cela signifie